Chai d'Érable

Informations pratiques

Note: les informations ci-dessous sont essentiellement issues de guides de voyage, avec nos recommandation en supplément.

Visa pour Madagascar

Depuis la France – Vous aurez tous les renseignements en allant sur le site de l’ambassade de Madagascar en France (https://ambamad-paris.diplomatie.gov.mg/index.php/visa/visas-d-entree-et-de-sejour-a-madagascar)

Depuis le Canada – Visa de touriste : exigé pour les séjours de plus de 15 jours, jusqu’à 90 jours (https://www.diplomatie.gov.mg/index.php/le-ministere/passeport-et-visa/visa et aussi https://voyage.gc.ca/destinations/madagascar).

Les visas d’entrée et de séjour à Madagascar pour les touristes se prennent directement à l’aéroport en arrivant et ils sont de 2 types :

  • Jusqu’à 15 jours : environ 10 € / 16 CA$ ;
  • De 16 à 30 jours : environ 35 € / 56 CA$.

Il y a des formulaires à remplir pour l’obtention du visa; ils seront distribués dans l’avion ou peuvent être trouvés en ligne pour les personnes arrivant de France.

Les délais de traitement de visa à l’aéroport peuvent être longs (il faut faire preuve de patience). Au pays du mora-mora (« doucement »), savoir prendre son temps est vraiment une question de savoir-vivre.

Vous devez présenter :

  • votre passeport avec deux pages vierges (et valable au moins 6 mois encore);
  • un billet de retour;
  • un paiement en argent comptant, en dollars américains, en euros ou en ariary malgache.

Transport à Madagascar

Avertissement 

Conduire à Madagascar est déconseillé, sauf si vous vivez sur place depuis plusieurs mois ou années. Il sera plus aisé de faire appel à un chauffeur, voire un chauffeur-guide, une option largement recommandée !

L’état des routes est globalement très mauvais sur la Grande Île et peut empirer encore en fonction des aléas du climat. Prévoyez toujours de la marge lors de vos déplacements en voiture.

Aéroport et centre-ville d’Antannarivo 

La capitale Tana se situe à 12 km de l’aéroport d’Ivato. Mais il faut compter entre 30 min et 1h30 pour gagner le centre-ville ! Pour s’y rendre, plusieurs solutions : des minibus (taxi-be) rejoignent le centre pour 400 à 800 Ar (nous déconseillons cette option), des taxis agréés stationnant sur le parking juste en face de la sortie des arrivées internationales (comptez de 60 000 à 100 000 Ar vers le centre), ou des navettes si vos hôtels en proposent.

Nous avons prévu un transport privé pour vous récupérer si vous le souhaitez. Nous vous invitons donc à remplir le formulaire « Informations de voyage » ici pour nous donner plus d’informations sur votre arrivée.

Pour circuler à Antananarivo: nous vous recommandons les taxis, vous déplacer en PIQLA (équivalent de UBER), ou louer un véhicule privée (vous renseigner auprès de votre hôtel, et sinon vous pouvez nous contacter pour cette option).

Si vous souhaitez tester l’aventure locale, il existe un réseau de bus urbains. C’est à la fois pittoresque, lent, dangereux, convivial, intéressant et bon marché!

Pour circuler à Majunga: les tuk-tuks sont très épandus, peu chers et faciles à trouver dans la ville car ils sont bien jaunes !

Taxis

A Tana ou dans les grandes villes, on redécouvrira les joies de rouler en 4L ou en 2CV. Dans la plupart des cas, les voitures sont dans un état plus que critique… mais elles roulent toujours.

La course normale dépend de la distance, des embouteillages et de votre aisance à discuter ! Discutez toujours les tarifs avant de monter à bord.

Deux points de vigilance à avoir dans vos déplacements, à Madagascar comme souvent en voyage: 1) soyez vigilants quant aux prix des taxis, n’hésitez pas à demander à votre hôtel le prix d’une course moyenne en amont, vous aurez moins de chance de vous faire « avoir », 2) faîtes aussi attention aux porteurs à la sauvette, qui imposeront peut-être leurs services alors que vous n’avez rien demandé !

Avions

Les prix des vols varient en fonction de la saison, de la destination et de la compagnie. Nous recommandons la compagnie Madagascar Airlines (ex-Air Madagascar), qui a le monopole sur l’île. Elle gère un vaste réseau de vols intérieurs et internationaux, avec des liaisons vers les principales destinations touristiques. Elle utilise principalement des avions ATR pour les vols intérieurs. 

Les horaires des vols peuvent être sujets à des changements, il est donc recommandé de consulter régulièrement les programmes mis à jour ou de contacter directement la compagnie. Il est donc nécessaire de prévoir une marge de sécurité d’au moins 24h à 48h, notamment si vous avez des correspondances avec des vols internationaux. 

Langue

La langue nationale est le Malagasy (malgache), avec des variantes selon les régions, mais à la différence de beaucoup de pays d’Afrique, tout le monde se comprend. Il existe cependant de nombreux dialectes ethniques.

Dans presque toute l’île, le français est « plus ou moins » compris et parlé (enseigné à l’école primaire), ce qui facilite le contact. Attention, plus on s’éloigne des grandes villes, plus la compréhension est difficile.

Sécurité

Le sourire facile des Malagasy et leur sens de l’accueil peuvent malheureusement cacher certains soucis de sécurité, fortement liés à la situation sociale, politique et économique désastreuse de l’île. Plusieurs faits divers récents ont semé le doute et n’ont pas contribué à renforcer la confiance des touristes dans l’île.

Pour autant, pas de paranoïa, ces événements restent localisés et ponctuels. Des débuts de solution ont parfois été mis en place (patrouilles sur la Tsiribihina par exemple, ou dans le quartier d’Isoraka à Antananarivo), accès aux parcs nationaux interdit la nuit, etc.). Mais comme partout, il s’agit avant tout de respecter scrupuleusement quelques règles de conduite. Avant de vous aventurer dans une zone donnée, renseignez-vous sur la situation sécuritaire.

Quelques règles de base à suivre pour passer un bon séjour:

  • Ne pas arriver en pays conquis ni d’exhiber ses richesses autour de soi ;
  • Éviter absolument de sortir le soir et la nuit seul·e et à pied dans les grandes villes (prenez un taxi) ;
  • Respecter les coutumes du pays et les interdits (voir section plus bas sur « Les fadys ») ;
  • Évitez de rouler de nuit avec un véhicule privé ;
  • Faîtes attention aux vols: ne vous baladez pas avec tout votre argent sur vous, ne portez pas de bijoux de valeur dans les marchés, ne laissez rien traîner dans vos chambres d’hôtels (mettez vos effets personnels dans vos valises fermées à clef), surveillez vos arrières quand vous marchez en ville (il y a beaucoup de mendicité et vols).

Santé

Madagascar ne possède pas encore d’infrastructure médicale d’urgence, hormis l’hôpital militaire de Tana, la partie clinique de l’Institut Pasteur, l’Espace médical, ou d’utiliser les services d’Assistance Plus. On conseille en fait de s’adresser à Assistance Plus directement. Voici leurs contacts:

  • Antananarivo: +261 34 07 801 10 / +261 32 07 801 10
  • Majunga: +261 34 07 801 05


Quelques villes et villages importants sont équipés d’un dispensaire, d’une mission, ou comptent au moins un médecin ou un infirmier, mais souvent dépourvus de tout médicament et matériel médical. Alors, pensez à prendre une pharmacie de base (dont un anti-moustique pour le paludisme…et aussi les piqûres qui démangent!).

Ne pas faire don des médicaments à des particuliers. Ne vous improvisez pas médecin, cela peut nuire à la santé des populations locales qui ne sont pas habituées à prendre des médicaments comme à l’international.

En cas d’accident grave ne pouvant être pris en charge sur place, il faut immédiatement contacter votre assurance personnelle, prise avant votre départ bien sûr, pour être rapatrié·e à Antananarivo puis à l’international (Europe/Canada).

De plus, il est de votre responsabilité de vous assurer que vos vaccins sont à jour. Certains, comme le vaccin contre la fièvre jaune, sont obligatoires à Madagascar. Certains médicaments précaunisés contre le paludisme, comme la malarone, peuvent avoir de forts effets secondaires; il est de votre responsabilité de vous renseigner sur les médicaments que vous prendrez. Quelques ressources:

Météo

Antananarivo

Mai : Les températures moyennes sont comprises entre 13°C et 24°C mais sachez que selon les années elles peuvent descendre à 4°C et monter jusqu’à 28°C.

Avril et Juin : Les températures moyennes sont comprises entre 11°C et 25°C mais sachez que selon les années elles peuvent descendre à 1°C et monter jusqu’à 32°C.

Sur l’île en générale

Une saison sèche qui court d’avril à octobre et une saison des pluies de novembre à mars caractérisent le climat malgache.

Toutefois des variations importantes en fonction des régions sont à noter : plus d’humidité à l’est, avec une saison sèche très rétrécie, et au contraire une période sèche nettement caniculaire et prolongée dans le sud.

La meilleure période pour visiter Madagascar est donc la saison sèche, d’avril à octobre, avec une réserve de juin à septembre dans l’est, qui connaît toujours des pluies abondantes à cette saison.

Argent, devise et paiement

Devise

La monnaie officielle malgache est l’ariary (MGA en code des devises international). Il remplace depuis 2005 l’ancien franc malgache (FMG). Monnaie nationale, l’ariary (prononcez “ariar”) se présente en coupures de 100, 200, 500, 1000, 2000, 5000, 10 000 et 20 000 ariarys. Les billets comportent en petits caractères l’indication de leur valeur en anciens francs. S’y ajoutent quelques pièces sans grande valeur, peu utilisées. La monnaie étant un constant problème, essayez d’avoir toujours sur vous quelques billets de 2000ar et 1000ar. Un nombre croissant de prestataires touristiques expriment leurs tarifs en euros afin de préserver leur niveau de vie face aux dévaluations toujours possibles de la monnaie malgache. Lorsque c’est le cas, il est toujours possible de payer l’équivalent en ariarys, au cours du jour, de la somme affichée en euros. Prenez soin de vérifier le cours appliqué.

Paiement

Même s’il est possible de payer par carte dans certains endroits du pays, nous vous conseillons de toujours avec du cash sur vous.

Carte de crédit 

La carte Visa est utilisée dans les grandes villes, où vous trouverez des distributeurs automatiques (DAB/GAB) et où quelques prestataires touristiques acceptent les règlements par ce moyen de paiement. Leur efficacité, cela dit, dépend de réseaux de télécommunications pas toujours opérationnels à 100%… La MasterCard est depuis peu acceptée par les distributeurs automatiques de la CA-BNI. Elle est cependant rarement acceptée comme moyen de paiement. Les autres cartes internationales, notamment l’American Express, ne sont quasi d’aucune utilité sur l’île. Si vous possédez une carte Revolut, vous pourrez l’utiliser au même titre qu’une carte Visa.

Outre les DAB, il est possible d’effectuer des retraits par carte de crédit aux guichets de certaines agences bancaires.

Change à l’aéroport

Deux guichets de change sont installés à l’aéroport d’Ivato. Ils acceptent les devises et les chèques de voyage et ouvrent pour l’arrivée des vols internationaux. Comparez leurs taux. La plupart des aéroports régionaux sont dépourvus de bureau de change.

Ne changez pas trop d’argent à quelques jours du départ car il est difficile, voire impossible, de convertir la monnaie malgache dans une autre devise à l’étranger. Les boutiques de la zone duty-free de l’aéroport d’Ivato n’acceptent que les devises étrangères.

Transfert d’argent

Les opérateurs téléphoniques de Madagascar proposent des services de transfert d’argent par téléphone, les 2 plus importants étant MVola pour l’opérateur Telma/YAS et OrangeMoney pour Orange. Vous pouvez payer dans la quasi totalité de l’île grâce à ce mode de paiement mobile money. Pour activer ces options, il vous faut une puce téléphone locale et ensuite vous rentre dans un bureau Orange ou Telma/YAS.

Il est aussi possible, depuis un compte bancaire français de faire un virement sur votre compte MVola ou OrangeMoney grâce à l’application TaptapSend.

Pourboire

Il n’est pas obligatoire de laisser un pourboire dans les bars et restaurants. Cependant, la plupart des gens le font par habitude et surtout considérant les salaires locaux assez faibles. N’hésitez pas à laisser un pourboire entre 5 et 10% selon votre satisfaction du service, ce sera très apprécié.

Décalage horaire

Madagascar est positionnée dans le fuseau horaire UTC/GMT+3 toute l’année. En allant d’Ouest en Est, il ne vous faudra pas longtemps pour vous remettre du décalage. C’est dan l’autre sens que ce sera sûrement plus difficile, alors prenez-le en considération dans vos itinéraires de voyage.

En mai : Madagascar est en avance de 7h sur le Québec et de 1h sur la France.

Eau et électricité

Il y a des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs villes de Madagascar. Dans certaines villes et villages, l’électricité publique ne se rend même pas. C’est pourquoi nous vous conseillons de voyager avec des lingettes nettoyantes pour bébé (en cas de panne d’eau dans votre hotel par exemple), et de toujours avec une lampe torche avec vous (de préférence une frontale).

Attention: l’eau n’est pas potable à Madagascar et pour les estomacs des étrangers, elle peut provoquer plusieurs complications.

Donc, ne jamais consommer l’eau du robinet, lavage des dents compris ! Boire de l’eau en bouteille cachetée. Attention aux glaçons et aux jus de fruits qui ne sont pas préparés devant vous ; évitez également de consommer des crudités si vous ne savez pas comment elles ont été lavées. Heureusement on trouve quasiment partout de l’eau minérale, du thé ou du… Coca bien sûr ! Ce sera votre meilleur ami en cas de turista.

Téléphone et Internet

– L’option « international » : elle est en général activée par défaut.

– Le « roaming » ou itinérance : c’est un système d’accords internationaux entre opérateurs. Concrètement, cela signifie que lorsque vous arrivez dans un pays, le nouveau réseau s’affiche automatiquement.

– Acheter une carte SIM/puce sur place : c’est une option très avantageuse. Les communications sont bon marché… à condition de téléphoner à un interlocuteur qui possède le même opérateur ! Sinon, mieux vaut privilégier Telma/YAS qui propose des tarifs avantageux vers les autres opérateurs et les fixes.

On peut acheter une carte SIM dès l’aéroport de Antananarivo, puis dans n’importe quelle ville. On vous attribue alors un numéro de téléphone local. 

Les fadys

Les fadys sont l’esnemble des tabous ou interdits à respecter à Madagascar.

Une évidente prudence est à observer dans les lieux et sites sacrés, dont l’accès est souvent régi par un ensemble de fady très variés d’une région à l’autre. Il est parfois tout simplement interdit de pénétrer sur certains terrains, ceux comportant des tombeaux notamment. Mais cela peut concerner aussi un jour d’accès, une tenue vestimentaire, une coutume alimentaire (régions où la viande de porc est sacrilège notamment), ou encore une attitude : pointer son doigt sur quelque chose/quelqu’un, un tombeau ou une montagne sacrée est valable surtout dans certaines régions.

Les fadys sont nombreux, propres à chaque région, voire à chaque village, ou même à chaque famille ! Et la plupart du temps insoupçonnables. Nous vous conseillons de toujours demander à votre guide lors des visites/randonnées les fadys à respecter.

Biodiversité

L’île possède une grande diversité en matière de faune et de flore, qu’on ne retrouve, pour la grande majorité, nulle part ailleurs : 80 à 90 % des espèces sont endémiques. L’île est ainsi un peu comme un laboratoire grandeur nature des mécanismes évolutifs.

Conséquence de son insularité, la faune de Madagascar marque sa différence. Il n’y existe pas de gros mammifère terrestre comme en Afrique, exception faite du très discret fosa, une sorte de félin grand comme un chien. Le roi des animaux, ici, c’est le lémurien, symbole même de cette nature unique parce qu’il ne vit pratiquement qu’à Madagascar.

L’environnement représente un atout indéniable pour le pays, qui en fait son principal attrait touristique. Outre sa richesse et sa luxuriance, c’est une nature curieuse, où l’endémisme est particulièrement fort et les espèces rencontrées uniques en leur genre. Les couleurs sont marquantes.

La préservation de sa biodiversité unique est une responsabilité qui incombe à la fois aux Malagasy et aux personnes visitant le pays. Ainsi nous vous demandons de faire preuve de respect et d’eco-conscience lors de votre séjour. Cela passe par de nombreux gestes comme: évitez les plastiques, ne pas laisser couler l’eau inutilement, préférez la voiture plutôt que l’avion (si le temps vous le permet), visitez les VOI (association de village qui préserve une partie de parc national), compensez vos émissions carbone liées au voyage si vous le pouvez, ne prenez rien qui vienne des forêts, encouragez financièrement les initiatives locales de préservation, etc. D’avance, nous vous remercions pour le bien des écosystèmes de Madgascar !